Mon petit doigt...

Mon petit doigt me dit qu’après ce (bien trop) long silence, le projet a repris, et plutôt deux fois qu’une : plus autonome pour la création des typons (on y reviendra), mais surtout plus précis pour l’impression. Bref, ça sèche, et ça arrive (joie !).

Grains de riz

On n’est pas dans les factorielles, mais dans les suites géométriques :

Une légende affirme que le jeu d’échecs a été inventé par un savant indien. Sissa ben Daher.

Quand l’empereur Sheram apprit que l’inventeur était un de ses sujets, il le fit mander au palais.

– Sois remercié pour ce jeu qui égaie le soir de ma vie. Quelle récompense souhaites-tu ?

– ...

– Eh bien s’impatienta l’empereur, parle donc insolent ! Craindrais-tu que je ne puisse exaucer ton désir ?

Sissa fut blessé par le ton de Sheram. Il jugea que cela méritait une leçon.

– Soit finit-il par dire. J’accepte un présent, ô souverain !

– Ah et quel est-il ?

– Ordonne que me soit remis un grain de riz pour la première case de l’échiquier.

– C’est tout ? Te moquerais-tu de moi, chien galeux ? !

– Non sire ! Ordonnez ensuite que me soient remis 2 grains de riz pour la 2e case, puis 4 pour la 3e, 8 pour la 4e, 16 pour la 5e et ainsi de suite jusqu’à la 64e case en doublant le nombre de grains à chaque fois.

L’empereur se sentit piqué au vif.

– Tu me montres bien peu de respect en honorant si mal ma générosité. Tant pis pour toi ! Va t’en mon intendant te fera porter demain ton sac de riz.

Le lendemain à l’aube l’empereur fut réveillé par l’intendant. Celui-ci semblait terrifié.

– Sire sire, nous ne pouvons livrer le riz !

– Que me chantes-tu là Barbapoux ? Serais-tu devenu fou ?

L’intendant tremblait de tous ses membres.

Sire vos mathématiciens ont travaillé toute la nuit. Leur conclusion est que votre royaume ne contient pas assez de riz pour exaucer le vœu de Sissa.

– Mais enfin, quel est ce nombre si grand qui naît d’un petit échiquier ?

– Dix huit quadrillons quatre cent quarante six trillons sept cent quarante quatre billions soixante treize milliards sept cent neuf millions cinq cent cinquante et un mille six cent quinze grains de riz Sire !

18 446 744 073 709 551 615

Péripéties et rebondissements en tous genres

Parce que la vie n’est pas toujours que calme, luxe et volupté, les troisièmes lignes sont en retard.

En effet, des problèmes avec la sérigraphie ont empêché toute impression, et il a fallu soudoyer plusieurs personnes de pouvoir (à coup de poèmes et de gâteaux) pour pouvoir trouver une solution pour imprimer malgré ces difficultés (pas de possibilité de flashage et atelier fermé pendant les vacances).

Les troisièmes lignes finiront par arriver même si elles se font bien attendre, ce qui est fâcheux.

Néanmoins, pour finir sur de bonnes nouvelles, au terme d’une escapade héroïque au fin fond de l’alsace avec mon vélo, j’ai ramené 60 nouvelles plaques métalliques. En effet, les anciennes plaques avaient des défauts d’impression et de fabrication et j’étais assez désolée de vous les envoyer en l’état.

Du coup, j’ai trouvé une entreprise qui me fournit des plaques convenant mieux au projet et permettant un meilleur rendu final.

Vos plaques métalliques arriveront donc bientôt plus resplendissantes que jamais (cela s’applique naturellement à tous, ceux qui avaient reçu une plaque mal imprimée comme ceux qui n’en avaient pas reçu).

Au final, factorielle 8 avance toujours vaillamment, pas toujours très ponctuel mais apprenant de ses erreurs et s’améliorant à chaque fois.

En ligne ?

Et voilà, c’est fait. J’en avais parlé plus tôt, dans les projets, proposer à ceux qui sont loin, ou pas abonnés, de lire le projet au fur et à mesure.

Evidemment, on privilégie les abonnés, et on attend d’être sûrs que tout le monde a tout reçu. Les premières lignes arrivées, les deuxièmes au moins très en route, c’est désormais le moment de lire en ligne !

Cinquante !

Eh bien, nous y voilà. Ça n’aura pas mis longtemps à arriver, puisque le projet a officiellement démarré jeudi 3 décembre à 11h12. (11h12 = 40320 secondes, oui oui, on est comme ça, nous).

Nous avons atteint la barre fatidique des 50 abonnements commandés !

50, ça fait déjà une belle quantité à fabriquer, à raison de 8 lignes par planche A3, on est à 7 planches à tirer, pour la première ligne. Facile (presque). Pour les lignes 2 (2a et 2b), vu qu’on n’en met plus que 4 de chaque par planche, ça nous fait 13 planches A3. Mais au moins, on sera rodés (quand je dis "on", c’est surtout Tatia qui peut pleinement profiter des solvants et des encres). Au terme de l’histoire, 8 lignes par planche, ce sera 50 feuilles à tirer d’un coup.

Mais surtout, 50, c’est le nombre de plaques métal sérigraphiées que Tatia offrait avec l’abonnement complet. Offrait, pour ceux qui ont suivi, vu les difficultés du début pour tirer de grands aplats bien propres en sérigraphie sur le métal.

Du coup, c’est officiel, la plaque métal est à commander séparément.

Désolé pour les retardataires. On renvoit Tatia dans l’atelier.